Historique

Histoire

Le manoir de l’Aumônerie, les templiers et les bénédictins…

Fondé en 1118 à Jérusalem, l’Ordre du Temple a un but protecteur. Issu de la chevalerie chrétienne médiévale, il protège les pèlerins qui participent au pèlerinage en Terre Sainte, et aussi le tombeau du Christ (le Saint-Sépulcre) contre les attaques des guerriers musulmans. Les Templiers sont à la fois des soldats et des moines.

2018-08-20-Manoir-de-l-aumonerie-ferme-desTempliers-rouen-st-martin-boscherville(1)

 

L’ordre du Temple dispose d’une fortune considérable qui lui permet de financer son activité militaire et religieuse au Proche-Orient. Ce capital provient de dons multiples, et les Templiers servent de banquiers à toute l’Europe en prêtant de l’argent aux souverains engagés dans les Croisades.

Devenus très riches, ils bâtissent des domaines pour protéger les routes et pour y accueillir voyageurs, Croisés et pèlerins.  

Les Templiers installent en 1173 une commanderie sur un domaine offert par Henry II, Roi d’Angleterre et Duc de Normandie : le domaine de Saint-Vaubourg, au Val de la Haye.

A la fin du XIIème siècle, les Templiers débroussaillent des terres vers la forêt de Roumare afin d’accroitre leur commanderie, et créent des clairières comme le Genetey dans laquelle ils bâtissent une ferme en 1214 pour administrer ce nouveau territoire agricole.

La dissolution de l’Ordre lors du Concile de Vienne et la mort du Grand Maître Jacques de Molay, brûlé sur le bûcher en 1314, entraîne la disparition de l’Ordre du Temple. Tous les biens des Templiers sont alors dévolus.

Au XVème siècle, la Ferme et la clairière dépendent de l’Abbaye Saint-Georges, à Saint-Martin-de-Boscherville. Cette abbaye bénédictine a été fondée en 1112 avec le concours de la très puissante famille de Tancarville.

Les moines Bénédictins en font alors la résidence de leur aumônier, puis y installent en 1500 des fermiers tout en créant une hôtellerie dans le manoir, à destinations des hôtes des moines.

Une chapelle consacrée à Saint-Gorgon, un saint martyr romain, y est alors construite.

Lors de la Révolution française, la propriété est confisquée aux moines, puis est reprise par des particuliers qui en font une exploitation agricole.

Dans les années 1970, les terres de la propriété ayant été vendues au fur et à mesure, l’exploitation agricole s’arrête.

Le permis de démolir signé, la propriété est rachetée in extremis par Monsieur et Madame Michel Ratier qui empêchent la destruction et font inscrire l’ensemble des bâtiments et du terrain sur la liste des Monuments Historiques.

Ils restaurent le domaine pendant près de 50 ans. En 2018, Erwan et Sophie-Isabelle de Saint-Seine s’engagent à leur suite dans la rénovation du manoir de l’Aumônerie.